QUAND ON AIME LE CATCH ON AIME TOUS LES CATCH !


Le catch mexicain (lucha libre)

Présentation

Avez-vous déjà entendu parler du " Santo ", de son archi-ennemi " Blue Demon " ou alors plus récemment du " Perro Aguayo " ? Il est très probable que la réponse soit négative. Pourtant, au Mexique, ces noms représentent bien plus que de simples lutteurs de catch, ce sont de vrais héros, des mythes qui ont laissé leur trace pour toujours�

Mais, ce sport (car c'est vraiment un sport) n'a rien à voir avec le catch de la WWE américaine et autres, où le seul intérêt est le show au dépit du sport. Au Mexique, les lutteurs restent mystérieux, inconnus mais très populaires. Leurs racines proviennent généralement des coins les plus pauvres du pays d'où ils émergent pour devenir un mythe. Les lutteurs (luchadores en espagnol) sont proches du peuple et bien souvent sont un exemple pour les enfants, non pas de violence mais plutôt de sport.

El Santo, avec son masque pour ne pas le reconnaître

Les règles

Les règles sont simples : tout est permis sauf le coup dans les " bonbons ". Il suffit d'immobiliser son adversaire pendant 3 secondes ou alors de le " punir " à tel point qu'il se rende. Un ou 2 juges comptent les trois secondes. La partie se divise en trois manches (ou caídas) dont il faut en gagner deux. Ces manches n'ont pas de limite de temps.
Aujourd'hui, la lutte est divisée en deux organisations : le CMLL (Consejo Mundial de Lucha Libre) et le AAA (Triple A). Cette dernière est exclusivement mexicaine alors que l'autre accueille des lutteurs du Porto Rico, du Brésil et même du Japon, pays où de nombreux lutteurs mexicains vont s'entraîner et se sont distingués.

Comment devenir un lutteur ?

Un lutteur doit être très agile en gymnastique et en d'autres sports, tel le judo (grâce aux nombreuses prises). Outre ses atouts physiques, le lutteur doit avoir soit avoir les cheveux longs, soit porter un masque. En effet, tel un torero qui obtient une oreille du taureau, l'objectif principal du lutteur est d'ôter le masque à son rival ou alors le raser complètement. Les lutteurs se distinguent par leur savoir-faire : certains sont técnicos (tehcniques), d'autres sont rudos (rudes, violents). Le palmarès d'un lutteur est essentiellement composé de masques et de chevelures (máscara y cabellera).

 

Une affiche présentant le film avec avec Santo, BlueDemon

Il possède également son archi-rival (l'ennemi numéro 1 du lutteur). Les archi-rivaux les plus connus sont le Santo avec Blue Demon, les deux meilleurs exposants de la lutte libre de tous les temps. Ces deux lutteurs sont également connus grâce aux films qu'ils ont tournés séparément et ensemble (ils devaient toujours vaincre un scientifique fou qui voulait s'emparer du monde). Aujourd'hui, à plusieurs années de leur mort, leur héritage est toujours présent, surtout par la présence de leurs respectifs aînés qui revivent cette rivalité quasi-légendaire. Les lutteurs sont donc des "stars" mexicaines mais qui, contrairement à ce que l'on pourrait croire, vivent dans des conditions assez humbles.

Les plus grands

De nos jours, les plus grandes stars de ce sport sont Octagón (AAA), Atlantis (CMLL), Latin Lover (AAA) et bien d'autres. De même, des archi-rivalités existent entre des groupes de 3 à 5 lutteurs (Vatos Locos vs. Vipers étant la plus connue). Ce sport est fascinant puisqu'il permet de rêver. Effectivement, ces héros du quadrilatère avec leur masque et leurs tenues fantastiques sont beaucoup plus proche des super héros tel Superman ou Spiderman, qui sont totalement fictifs.

 

 

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